
Photo of George Malkin by man ray.
Georges Alexandre Malkin (10 October 1898-22 October 1970) was a French painter and actor.
Linked to the first surrealist group, friend of Robert Desnos, of André Masson, of max morise, Georges Malkin is the only painter to appear on the 1924. Surrealism Manifesto list for the surrealist revolution review, he draws the emblem that Figure on r-letter paper. S.. In 1927, he successfully exhibited at the surrealist gallery. But this recognition is disconcerting. He then left France, leaving for Oceania, with his friend the painter and photographer émile savitry and a Canadian: Yvette Ledoux that he just met. The beautiful one ends up throwing his head on Malkin and savitry is pursuing his journey alone. Malkin returned to Paris in 1930. He gave three illustrations to desnos for his poem the night of loveless nights.
He stopped all plastic expression in 1933. He only resumed painting in 1946, first in Paris and then in the United States where he remained for 20 years. He returned to Paris in 1966, a week after André Breton died. The exhibition is designed as a tribute to Malkin and brings together Louis Aragon, Jacques Baron, Simone Collinet, Max Ernst, André Masson and Jacques Prévert. Aragon: " [Malkin] invented this kind of Florentine Kiss: abstraction without saying. " "
Malkin was also a theatre actor in Michel de re's troupe, film actor, violinist, photographer, Printing Corrector, rides editor, diver aboard a ship... He wrote some surreal texts for s.r. and a Roman published in 1977
Les tableaux
Malkine a plusieurs fois changé de style mais il est facile de s’y
retrouver car tous ses tableaux sont datés, en dessous de la
signature...



















































Voici la lettre que Malkine adressa à Desnos lors de cette escapade, avant de trouver une solution à son retour au pays :
"Mon vieux Robert. Etrange pays que celui-ci, où il semble que l’idée
du temps ne puisse pas être conçue. D’ailleurs personne ici n’a de
montre, et les rues n’ont pas de numéros, ni même de nom, souvent.
Tahiti ne semble pas vouloir de moi. En une semaine de temps, j’y ai
été soulagé de mon portefeuille qui contenait tous mes papiers et toute
ma fortune, et j’ai attrapé une contravention pour absence de lumière à
une bicyclette que j’avais empruntée pour faire une course ! Il fallait
que je fasse 18 000 kilomètres pour dégoter une contravention !
Heureusement j’avais loué une petite maison pour un mois avant le vol
de mon portefeuille. Je suis donc tranquille au point de vue logement
jusqu’au 10 juin. Pour la nourriture, il y a les fruits sur la route.
Ca a trop bien commencé pour en rester là. Et à part ça, je n’ai pas
du tout envie de travailler (j’entends prendre un emploi) pour gagner
mon billet de retour. Ne pourrais-tu pas me trouver un canard qui me
paierait un reportage sensationnel sur Tahiti ? Non, hein ? Ou bien un
marchand de tableaux qui, maintenant que je ne suis plus là...
m’achèterait des tableaux tahitiens ? [...] Vu la nuit dernière, à
quelques kilomètres de Papeete, des Tahitiens qui répétaient au clair de
lune les danses auquel assistera l’équipage du cuirassé Tourville dans
un mois. Rien que de la percussion - 20 sortes de tambours et de bidons à
pétrole. Quoique rigoureusement réglées, ces danses sont d’une
sauvagerie et d’une obscénité grandes. La répétition avait eu lieu dans
le parc de l’école d’Arue et était dirigée par Hinau (Hinaou), le prince
Hinau, dernier des Pomaré et gardien du tombeau de ses ancêtres,
curieux édifice surmonté d’une énorme bouteille de Bénédictine en marbre
(liqueur favorite du dernier roi). Hinau, haut de 2,20 m, pèse 165 kg.
Hydropique, ou plutôt obèse, il peut à peine marcher malgré qu’il
jouisse d’une santé florissante. C’est sur la plate-forme d’une
camionnette Ford qu’il vint du tombeau, situé à 150 mètres de l’école.
La camionnette stoppa devant un immense fauteuil de rotin, dans lequel
Hinau s’endormit rapidement, tandis que le tam-tam commençait à faire
trembler la terre et l’air.
Je n’ai pas la moindre idée de la manière dont je pourrais revenir en
France. Pas moyen de trouver du travail sur les bateaux. Papeete
n’était qu’une escale sur la ligne Marseille-Nlle-Calédonie-Australie.
Quant à Papeete même, on n’y trouve pas de travail comme ça. Et les
Chinois ne sont pas là pour rien, qui se contentent de salaires minimes.
[...]
Il est fort probable, pour toutes espèces de raisons, que je
quitterai Papeete et peut-être, Tahiti. Je prie cependant que les
lettres soient toujours adressées Poste Restante à Papeete, que je sois
entre les Gambier et les Marquises.
Je compte que tu passeras cette lettre à André [Breton].
C’est la première fois que j’écris, et combien péniblement.
Georges Malkine

"Transparence", tableau vendu par Malkine à Marseille en 1940
Les tableaux de Malkine à Marseille entre 1940 et 1941, alors qu’il
est docker puis ouvrier dans une usine de biscuits, ont été détruits par
la Gestapo lorsqu’elle l’a arrêté pour faits de résistance.
